Le guide complet 2026 de l’autonomie à domicile

Temps de lecture : 15 min

Points clés à retenir

  • L'aménagement du logement préserve l'autonomie décisionnelle et le moral des aînés face au vieillissement démographique.
  • La sécurisation des escaliers et de la salle de bain est la priorité absolue pour éliminer le risque majeur de chute.
  • L'ergonomie physique (hauteurs PMR) et les aides techniques (fauteuil releveur) doivent être choisies avec l'aide d'un ergothérapeute.
  • En 2026, l'IA et la domotique passive sécurisent le quotidien des aînés sans altérer le respect de leur vie privée.
  • Le dispositif national MaPrimeAdapt finance jusqu'à 70% des travaux d'adaptation pour les ménages éligibles.

Sommaire

En France, près de 85 % des seniors expriment le souhait de vieillir à domicile, mais moins de 10 % des logements sont aujourd’hui adaptés à la perte d’autonomie. Vouloir demeurer chez soi est un choix légitime, mais le manque d’adaptation des pièces transforme le quotidien en parcours d’obstacles et accroît considérablement le risque d’accidents domestiques majeurs. Pour réussir ce maintien à domicile, repenser l’espace devient indispensable. Aménager sa maison s’impose comme la priorité absolue pour préserver une véritable autonomie à domicile.

Pourquoi l’autonomie à domicile est-elle le pilier du bien-vieillir en 2026 ?

De mon expérience de directeur de maison de retraite, j’ai vu des dizaines de résidents s’éteindre prématurément simplement parce qu’ils avaient été arrachés à leurs repères. Le logement n’est pas qu’un assemblage de briques, c’est le prolongement de l’identité. En 2026, la question du maintien à domicile ne se pose plus comme une simple alternative, mais comme un droit fondamental plébiscité par les familles. Rester chez soi le plus longtemps possible permet de conserver ses habitudes, son voisinage, et ce sentiment inestimable de contrôle sur son existence. Mais qu’entend-on précisément par là ? Quelle est la définition de l’autonomie à domicile ? Ce n’est pas seulement l’absence de dépendance physique, c’est la capacité à décider pour soi-même au quotidien, dans un environnement adapté.

Les bienfaits psychologiques de résider dans son propre foyer

Ce que j’ai observé sur le terrain, c’est que le moral dicte la santé physique. Un senior qui évolue dans un cadre familier conserve une stimulation cognitive naturelle. Il prépare son café, arrose ses plantes, choisit son programme. Ces petits riens structurent la journée et luttent contre le glissement dépressif. Le domicile rassure, car il renferme les souvenirs d’une vie entière. À l’inverse, l’entrée en institution, même dans les meilleurs établissements, impose un rythme collectif souvent perçu comme une perte de liberté. Pour préserver cette étincelle de vie, l’adaptation physique du logement doit être anticipée bien avant que la perte d’autonomie ne devienne critique.

La transition démographique de 2026 et ses nouveaux enjeux

En cette année 2026, la France fait face au vieillissement accéléré de la génération des baby-boomers. Les structures collectives sont saturées et les coûts d’hébergement médians dépassent les capacités financières de la majorité des ménages. Le maintien à domicile s’impose donc comme la seule réponse viable à grande échelle. Cette reality nous pousse à réinventer l’habitat senior pour le rendre plus protecteur, sans pour autant le transformer en hôpital miniature. C’est tout le défi de notre époque : conjuguer sécurité technique et chaleur du foyer.

Autonomie fonctionnelle vs Autonomie décisionnelle
Il existe une nuance cruciale entre ces deux concepts. L’autonomie fonctionnelle désigne la capacité physique à réaliser les actes de la vie quotidienne (se laver, s’habiller, cuisiner). L’autonomie décisionnelle, elle, relève de la liberté de choix et de la souveraineté intellectuelle de l’individu. Un senior peut présenter une perte d’autonomie fonctionnelle sévère tout en conservant une autonomie décisionnelle intacte. L’aménagement du logement vise précisément à soutenir la première pour préserver la seconde.

Pour maintenir ce précieux équilibre de vie, l’un des premiers chantiers consiste à éliminer les menaces invisibles qui guettent le résident à chaque pas.

Sécuriser le logement : la prévention active des chutes

Parlons-en franchement : la chute est le premier facteur d’entrée en maison de retraite et la première cause de décès accidentel chez les plus de 65 ans. Ce que j’ai observé sur le terrain, c’est que la chute n’est jamais anodine. Elle déclenche un syndrome post-chute, une peur panique de retomber qui paralyse le senior et accélère sa perte d’autonomie. La prévention des chutes à domicile n’est pas une option, c’est le socle de toute politique de maintien chez soi. Mais alors, comment éviter les chutes des seniors à la maison et sécuriser les parcours de vie ? Cela commence par un diagnostic sans concession des zones critiques.

Les points sensibles du domicile : salle de bain et escaliers

Quels sont les endroits les plus dangereux pour une personne âgée chez elle ? La salle de bain arrive en tête des statistiques. L’humidité, le carrelage glissant et la nécessité d’enjamber la baignoire forment un cocktail hautement risqué. Viennent ensuite les escaliers, où un simple défaut de vision ou un étourdissement peut s’avérer dramatique. Le maillage sémantique entre l’ergonomie physique et la prévention est intime. Par exemple, un senior souffrant de douleurs lombaires chroniques aura tendance à modifier sa démarche et à moins lever les pieds pour éviter la douleur. Cette compensation physique augmente drastiquement le risque de buter sur un tapis ou une marche. Soulager le corps par une posture adaptée va de pair avec la sécurisation du sol.

L’éclairage automatique et la signalétique visuelle d’orientation

Avec l’âge, la vision nocturne décline et le temps d’adaptation à l’obscurité s’allonge. Les réveils nocturnes pour se rendre aux toilettes sont fréquents et propices aux accidents. C’est ici que l’éclairage automatique prend tout son sens. L’installation de chemins lumineux le long des plinthes, déclenchés par des détecteurs de mouvement passifs, guide le senior sans l’éblouir. Ce balisage visuel rassure l’esprit et sécurise le pas. Associer cela à des nez de marche contrastés sur les escaliers permet d’offrir des repères spatiaux indispensables au maintien de l’équilibre.

  • Checklist sécurité : 10 points à vérifier immédiatement
  • Supprimer tous les tapis volants ou les fixer solidement avec du double-face antidérapant.
  • Dégager les fils électriques et câbles des zones de passage et les fixer le long des murs.
  • Installer des barres d’appui ergonomiques à vis dans la douche, la baignoire et près des toilettes.
  • Remplacer les ampoules faibles par des éclairages puissants d’au moins 500 lumens dans les couloirs.
  • Poser des bandes antidérapantes sur le nez de chaque marche d’escalier.
  • Fixer une main courante solide de chaque côté de l’escalier, et pas seulement d’un seul côté.
  • Placer les objets du quotidien entre la hauteur des hanches et de la poitrine pour éviter de grimper sur un escabeau.
  • Rendre le sol de la salle de bain antidérapant à l’aide de vernis spécifiques ou de tapis de douche ventousés.
  • Vérifier que le lit est à une hauteur adaptée permettant de poser les pieds à plat au sol assis sur le bord.
  • Installer des veilleuses automatiques dans le parcours menant de la chambre aux toilettes.

Une fois ces dangers immédiats écartés, nous devons analyser l’ergonomie globale des pièces pour rendre la maison réellement accessible au quotidien.

Adapter l’environnement : l’aménagement ergonomique pièce par pièce

Vouloir aménager sa maison pour senior, c’est mener une véritable guerre au centimètre. Ce qu’on ne vous dit pas toujours, c’est qu’un aménagement raté peut s’avérer plus frustrant que l’absence d’aménagement. Pour que le logement reste un espace de confort, chaque meuble, chaque plan de travail doit être pensé selon la morphologie et les capacités de son occupant. Regardons en détail comment transformer nos espaces de vie principaux sans pour autant renoncer à l’esthétique générale de la maison.

La cuisine : hauteur des meubles et accès simplifié aux ustensiles

La cuisine est un espace de création et d’indépendance, mais elle concentre des risques de brûlure et de coupure. Comment aménager sa cuisine quand on est en fauteuil ou que la station debout prolongée devient douloureuse ? La clé réside dans l’adaptation des hauteurs. Quelle hauteur choisir pour un plan de travail PMR ? La norme se situe entre 75 et 85 centimètres du sol, avec un vide sanitaire d’au moins 70 centimètres sous le plan pour permettre le passage des genoux d’une personne assise. Les meubles hauts doivent être remplacés par des tiroirs coulissants bas ou des étagères motorisées descendant à hauteur de main. Il faut également privilégier des plaques de cuisson à induction pour éviter les brûlures et des robinets à commande infrarouge pour limiter les efforts de préhension.

Le salon : fluidité des parcours de circulation et dégagement des obstacles

Le salon est la pièce où l’on passe le plus de temps en journée. Pour y circuler sereinement, la règle d’or est la fluidité. Il faut veiller à maintenir des couloirs de circulation d’au moins 90 centimètres de large pour permettre le passage d’un déambulateur ou d’un fauteuil roulant. Ce que j’ai observé sur le terrain, c’est la fâcheuse tendance à accumuler les petits meubles bas ou les tables gigognes qui se transforment en pièges à trébucher. Les fauteuils trop bas et trop mous, dont il est impossible de s’extraire sans aide, doivent laisser place à des assises fermes et surélevées. L’accès aux prises de courant doit également être surélevé à 60 centimètres du sol pour éviter les flexions douloureuses du dos.

Pièce concernée Risque identifié Aménagement recommandé Coût indicatif (2026) Reste à charge moyen (aides déduites)
Salle de bain Glissade dans la baignoire, chute au lever Remplacement par douche à l’italienne, sol antidérapant, barres d’appui 6 200 € 1 860 € (Aide MaPrimeAdapt 70% incluse)
Cuisine Brûlures, postures douloureuses, meubles trop hauts Plan de travail réglable, tiroirs coulissants bas, plaques induction 8 500 € 4 250 € (Aide MaPrimeAdapt 50% incluse)
Escaliers Chute de hauteur, perte d’équilibre Monte-escalier électrique double rail avec télécommande 7 800 € 2 340 € (Aide MaPrimeAdapt 70% incluse)
Salon Trébuchement, difficulté à se relever du canapé Dégagement des passages à 90cm, fauteuil ergonomique motorisé 2 200 € 1 100 € (Aide locale / APA déduite)

Au-delà des travaux structurels de menuiserie et de plomberie, l’adaptation du logement s’appuie également sur des équipements mobiles indispensables au confort physique.

Les aides techniques indispensables pour compenser la perte d’autonomie

De mon expérience, l’introduction des aides techniques au domicile est un cap psychologique délicat à franchir. J’ai vu tant de seniors refuser catégoriquement un déambulateur ou une canne, perçus comme les symboles de leur déchéance physique. Pourtant, ces objets ne sont pas des aveux de faiblesse, mais des multiplicateurs de liberté. Pour faciliter cette transition, il est crucial de choisir du matériel combinant utilité médicale et design valorisant. L’objectif est simple : réduire la fatigue musculaire et soulager les articulations douloureuses lors des gestes les plus répétitifs de la journée.

Le fauteuil releveur : confort postural et assistance mécanique au lever

S’asseoir et se relever d’un siège sollicite fortement les genoux et le bas du dos. Quand les muscles faiblissent, ce geste banal devient une épreuve. Quel est le meilleur fauteuil pour se relever sans effort ? Un fauteuil releveur ergonomique équipé de plusieurs moteurs indépendants s’impose. Ces moteurs permettent d’ajuster l’inclinaison du dossier et du repose-jambes séparément, tout en accompagnant en douceur la bascule du bassin vers l’avant pour remettre le senior debout. Pour choisir un fauteuil releveur pour personne âgée, je conseille de privilégier des revêtements faciles à nettoyer et une assise ferme pour éviter l’enfoncement. C’est l’aide technique par excellence qui s’intègre discrètement dans le décor d’un salon sans faire médicalisé.

Les ustensiles de préhension et aides au repas adaptées

La perte de force dans les mains et les tremblements compliquent la prise des repas. Quels ustensiles de cuisine choisir en cas d’arthrose ? Mieux vaut se tourner vers des couverts à manches grossis et antidérapants qui limitent l’effort de serrage. Des assiettes à rebords au fond incliné et des verres ergonomiques à découpe nasale permettent de s’alimenter sans devoir incliner la tête en arrière. Ces petits accessoires, souvent peu coûteux, redonnent une dignité immense à table. Ils évitent la frustration d’avoir à demander de l’aide pour couper sa viande ou porter son verre à ses lèvres.

L’histoire de Jeanne, 78 ans : Retrouver son autonomie
Jeanne souffre d’une arthrose sévère des genoux et des mains qui l’isolait peu à peu chez elle. Elle n’osait plus s’asseoir dans son canapé de peur de ne plus pouvoir se lever et avait renoncé à cuisiner ses plats préférés. De mon expérience sur le terrain, j’ai conseillé à sa fille de lui offrir un fauteuil releveur ergonomique moderne et de remplacer ses éplucheurs par des modèles ergonomiques à poignée rotative. Quelques semaines après, Jeanne m’a confié avec un grand sourire : « Ce fauteuil a changé ma vie. Je me lève quand je veux, sans douleur et sans craindre que mes jambes me lâchent. Et j’ai recommencé à faire mes tartes aux pommes toute seule ! » Ce récit montre qu’avec les bons outils, la perte d’autonomie n’est plus une fatalité.

L’ergonomie physique et le mobilier adapté trouvent aujourd’hui un allié de poids dans le développement des technologies connectées qui veillent discrètement sur nos aînés.

Les innovations technologiques et la domotique assistive en 2026

En 2026, la technologie a fait un bond prodigieux et s’est affranchie de son image complexe et intrusive. Ce que j’ai observé sur le terrain, c’est que la réticence historique des seniors face aux écrans s’effondre lorsque l’outil devient invisible. La domotique pour personnes âgées ne consiste plus à remplir la maison de gadgets compliqués, mais à créer un environnement bienveillant qui anticipe les besoins physiques. La véritable force de cette année 2026 réside dans la synergie parfaite entre l’aménagement ergonomique traditionnel et l’intelligence artificielle passive.

Les capteurs de présence discrets et la détection prédictive de chute

Comment l’intelligence artificielle sécurise-t-elle le domicile ? Fini les caméras intrusives qui bafouent l’intimité. Aujourd’hui, nous installons des capteurs radar passifs aux murs ou des capteurs de pression sous les matelas et fauteuils. Ces systèmes analysent le rythme de vie de l’habitant : heure du lever, durée des trajets, fréquence des visites aux toilettes. Si l’IA détecte une anomalie, comme un temps anormalement long passé au sol dans le salon ou un lever manqué le matin, elle alerte immédiatement la famille ou un service de téléassistance. Mieux encore, ces systèmes étudient l’évolution de la vitesse de marche pour prédire et prévenir les risques de chutes plusieurs semaines avant qu’elles ne surviennent.

Les assistants vocaux comme interface simplifiée de pilotage de la maison

Quelle domotique installer pour un proche âgé qui a du mal à se déplacer ? Une application domotique simple pour personne dependante passe avant tout par la voix. Les assistants vocaux de 2026 comprennent le langage naturel sans nécessiter de commandes rigides. Un senior peut simplement dire : « J’ai froid » ou « Il fait nuit » pour que le système règle le chauffage et ferme les volets roulants motorisés. Cette interface simplifiée évite les déplacements inutiles et les risques de perte d’équilibre associés, tout en maintenant le senior acteur de son confort quotidien.

Protection des données et vie privée
Le déploiement de capteurs intelligents et d’assistants vocaux implique une vigilance extrême sur la sécurité des données. Je recommande de choisir des équipements certifiés RGPD qui traitent les données localement au sein du logement, sans envoi automatique sur des serveurs externes. La technologie doit rester au service du bien-vieillir, sans jamais transformer le domicile en un espace de surveillance permanent qui priverait le senior de son droit fondamental à l’intimité.

La mise en place de ces aménagements physiques et technologiques représente un coût non négligeable, mais des dispositifs financiers majeurs ont été mis en place pour soutenir les familles.

Financements et aides de l’État : comment en bénéficier en 2026 ?

  • MaPrimeAdapt’ 2026 : Finance jusqu’à 70% des travaux d’adaptation du logement selon les ressources.
  • L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) : Couvre les dépenses d’aide humaine au quotidien.
  • Le crédit d’impôt : Offre une déduction fiscale de 25% sur l’achat d’équipements de sécurité.
  • Les aides des caisses de retraite : Subventionnent les petits aménagements (barres d’appui, marches antidérapantes).
  • La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) : Finance les besoins liés à une perte d’autonomie fonctionnelle sévère.

Face à la transition démographique, les aides publiques ont été profondément simplifiées ces dernières années. De mon expérience en tant qu’ancien directeur d’établissement, je sais à quel point les méandres administratifs pouvaient décourager les familles. En 2026, l’accès au financement a été centralisé pour éviter que le reste à charge financier ne bloque des travaux indispensables de sécurisation. Quelles sont les aides financières pour adapter sa maison en 2026 et comment en bénéficier concrètement ?

MaPrimeAdapt’ : le dispositif unifié d’aide à l’adaptation du logement

Depuis son déploiement, MaPrimeAdapt 2026 est devenue le guichet unique pour tous les projets de travaux d’accessibilité de l’habitat. Cette aide, gérée par l’Agence Nationale de l’Habitat, fusionne les anciennes subventions de la CAF, de l’Anah et des caisses de retraite. Mais comment obtenir MaPrimeAdapt en 2026 ? Le dispositif s’adresse aux personnes âgées de plus de 70 ans (ou de plus de 60 ans sous condition de perte d’autonomie GIR 1 à 6). Le taux de prise en charge dépend des revenus du foyer : il atteint 70% du montant des travaux HT pour les ménages très modestes et 50% pour les ménages modestes, dans la limite d’un plafond de dépenses de 22 000 € HT. Pour faire votre demande, vous devez déposer un dossier sur la plateforme en ligne dédiée ou vous faire accompagner gratuitement par un Assistant à Maîtrise d’Ouvrage agréé.

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie et les avantages fiscaux

Pour l’accompagnement quotidien, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie reste le pilier du financement de l’aide humaine. Versée par le Conseil Départemental après évaluation par une équipe médico-sociale, l’APA finance le plan d’aide (heures de ménage, aide à la toilette, portage de repas). En 2026, face à l’augmentation des tarifs des prestataires, les plafonds de l’APA ont été revalorisés pour limiter le reste à charge des familles, qui s’élève en moyenne à 650 € par mois pour un GIR 3. Pour compléter cela, le crédit d’impôt de 25% sur les équipements de sécurité (comme les barres de maintien ou les chemins lumineux) est maintenu, offrant un coup de pouce non négligeable pour les petits travaux non couverts par MaPrimeAdapt.

Nom de l’aide Public éligible Plafond de financement (2026) Organisme de contact
MaPrimeAdapt’ Seniors de +70 ans, ou +60 ans avec perte d’autonomie (sous conditions de ressources) Jusqu’à 70% d’un plafond de 22 000 € HT de travaux Anah / France Rénov’
APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) Personnes de +60 ans en perte d’autonomie physique ou cognitive (GIR 1 à 4) Selon le plan d’aide évalué et le GIR (variable de 750 € à 1 950 €/mois) Conseil Départemental / CCAS
Crédit d’impôt 25% Tout propriétaire ou locataire installant des équipements de sécurité senior Jusqu’à 5 000 € pour une personne seule, 10 000 € pour un couple Administration Fiscale
Aides des Caisses de Retraite Retraités du régime général ayant besoin de petits aménagements Forfait annuel variable (souvent entre 500 € et 1 500 €) CARSAT / CNAV

Pourtant, le meilleur matériel et les aides financières les plus généreuses ne suffiront jamais sans le maintien d’une présence humaine attentive et coordonnée autour du senior.

L’importance du lien humain et des services d’aide à domicile

De mon expérience de terrain, l’erreur la plus fréquente est de croire qu’il suffit d’adapter la maison pour résoudre la question de la dépendance. Une douche sécurisée et un fauteuil électrique ne remplaceront jamais la chaleur d’un sourire ou la vigilance d’un regard humain. Les services d’aide à domicile constituent le véritable ciment du bien-vieillir chez soi. Ils font le lien entre la technique et le quotidien. Mais quel est le rôle d’un service d’autonomie à domicile ? Il s’agit d’accompagner le senior dans ses gestes quotidiens tout en veillant à sa santé globale et à son moral.

La centralisation des informations entre aidants familiaux et professionnels

Comment bien coordonner les interventions à domicile pour éviter les couacs ? Une bonne organisation requiert un partage d’informations fluide en temps réel. En 2026, l’utilisation de cahiers de liaison numériques permet aux auxiliaires de vie, aux infirmiers et aux enfants de suivre les repas pris, la prise des médicaments et l’état psychologique de la personne âgée. Cette coordination étroite permet de réagir rapidement face aux premiers signes de fragilité ou de déshydratation, évitant ainsi des hospitalisations d’urgence.

La lutte contre l’isolement social via les visites régulières

La solitude est un mal invisible qui ronge la santé de nos aînés aussi sûrement qu’une maladie physique. Les visites quotidiennes de l’aide à domicile brisent ce silence pesant. Ce moment d’échange autour d’un café ou d’une promenade est parfois le seul contact humain de la journée. Favoriser le lien social maintient l’esprit en éveil et préserve l’envie de continuer à se battre pour rester chez soi.

Réussir la première rencontre avec son auxiliaire de vie
Pour établir une relation de confiance dès le départ, je conseille de préparer cette rencontre en amont. Listez les habitudes de vie du senior, ses goûts culinaires et son rythme quotidien. Présentez l’auxiliaire de vie non pas comme une contrainte ou une preuve de perte d’autonomie, mais comme une assistante personnelle destinée à soulager le quotidien. Prenez le temps de partager un café ensemble lors de la première heure pour faire connaissance et poser les bases d’un respect mutuel.

Faire le choix du maintien chez soi implique donc de bâtir un véritable projet de vie, alliant aménagement physique, outils connectés et accompagnement humain de qualité.

Bâtir un projet d’autonomie solide et pérenne

Garantir le bien-vieillir chez soi demande d’associer logique et bienveillance. L’aménagement anticipé de l’espace de vie évite les chutes et maintient la liberté de déplacement. Parallèlement, le choix des aides techniques et technologiques doit se faire de manière progressive en impliquant un ergothérapeute pour garantir que chaque outil correspond à un besoin réel. Heureusement, l’année 2026 simplifie grandement le parcours financier grâce à la centralisation des demandes via le guichet unique de MaPrimeAdapt. Trouver les bons guides et conseils pour l’autonomie à domicile permet de franchir chaque étape avec sérénité. Et si la clé pour rester maître de votre quotidien résidait dans les petits ajustements que vous pouvez initier dès aujourd’hui dans vos pièces de vie ?

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre maintien à domicile et autonomie à domicile ?

Le maintien à domicile désigne le fait de rester vivre chez soi grâce à des interventions humaines et matérielles externes. L'autonomie à domicile valorise quant à elle la capacité de l'individu à réaliser lui-même les gestes essentiels du quotidien en adaptant son cadre de vie.

Qui doit-on contacter pour évaluer les besoins d'adaptation d'un logement ?

Il est recommandé de faire appel à un ergothérapeute. Ce professionnel de santé effectue un diagnostic précis de vos capacités physiques au sein de votre environnement afin de proposer des aménagements personnalisés et sécurisés.

Quel budget faut-il prévoir pour adapter une salle de bain senior ?

Pour remplacer une baignoire par une douche à l'italienne sécurisée, le coût moyen oscille entre 4 000 et 9 000 euros. Des aides financières d'État peuvent couvrir une grande partie de ce montant selon les barèmes de ressources de 2026.

Les équipements d'adaptation comme le fauteuil releveur sont-ils remboursés ?

La Sécurité sociale ne prend pas en charge les fauteuils releveurs de confort. Cependant, des aides locales, l'APA ou la Prestation de Compensation du Handicap peuvent accorder des financements selon le degré d'invalidité évalué.

Comment s'équiper de solutions technologiques sans nuire à sa vie privée ?

Optez pour des capteurs de mouvement passifs muraux ou des montres connectées avec détection de chute. Ces dispositifs n'enregistrent aucune image et préservent l'intimité tout en assurant une liaison d'urgence fiable avec les proches.

Où déposer son dossier de demande d'aides pour adapter son logement en 2026 ?

Toutes les demandes relatives à l'adaptation de l'habitat doivent être déposées en ligne sur le guichet unique de l'Agence Nationale de l'Habitat ou auprès d'un conseiller France Rénov' agréé.