PER débloquer son épargne pour un enfant malade en 2026

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Points clés à retenir

  • Nouveau motif légal : depuis la loi du 12 juin 2026, les parents d’un enfant atteint d’une maladie grave, d’un handicap ou victime d’un accident grave peuvent débloquer leur PER avant la retraite.
  • Conditions strictes : l’enfant doit être à la charge du titulaire, et la demande doit être accompagnée des justificatifs médicaux. Les modalités pratiques restent à préciser par les organismes gestionnaires.
  • Six autres cas existent : décès du conjoint, invalidité, surendettement, fin des droits au chômage, liquidation judiciaire, achat de la résidence principale (hors versements obligatoires).

Un nouveau cas de déblocage anticipé pour le PER

De mon expérience de directeur de maison de retraite, j’ai vu des familles confrontées à des situations imprévues avec leurs enfants. Aujourd’hui, une nouvelle loi apporte une bouffée d’oxygène. Le PER, ce produit d’épargne retraite, est normalement bloqué jusqu’au départ à la retraite. Mais la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 crée un motif exceptionnel de déblocage anticipé : la maladie grave, le handicap ou un accident grave touchant votre enfant.

Pourquoi le PER est-il si verrouillé ?

Parlons-en franchement : le PER a été conçu pour vous obliger à épargner sur le long terme, avec un avantage fiscal immédiat. Les sommes sont en principe indisponibles jusqu’à l’âge de la retraite ou la liquidation des droits. Les banques et assurances ne plaisantent pas avec cette règle. Ce que l’on ne vous dit pas toujours, c’est qu’il existe pourtant des issues, et depuis cette année une porte de plus.

Qui peut bénéficier de ce nouveau déblocage ?

Ce qui me semble fondamental, c’est que la mesure est ouverte à tous les parents ayant un enfant malade, handicapé ou victime d’un accident grave, à condition qu’il soit à leur charge. Les professionnels du secteur s’interrogent encore sur les modalités précises, mais voici ce qui est acquis :

  • Le déblocage concerne tous les types de PER : bancaires ou assurantiels.
  • Il est effectué sous forme de versement unique, pas de rente.
  • La demande doit être appuyée par des pièces justificatives médicales.

Un mot d’expérience : ne tardez pas à contacter votre gestionnaire dès que le diagnostic est posé. Les démarches peuvent prendre quelques semaines.

Quels sont les autres motifs de déblocage ?

Ils restent d’actualité. Je les ai vus utilisés par des familles confrontées à des coups durs. Les six situations reconnues sont :

  • Décès du conjoint ou partenaire de Pacs
  • Invalidité du titulaire, de ses enfants ou de son conjoint
  • Surendettement (sur demande de la commission)
  • Fin des droits au chômage
  • Cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire
  • Achat de la résidence principale (sauf versements obligatoires)

Ce qu’on ne vous dit pas toujours : les démarches diffèrent selon que votre PER est individuel ou collectif. J’ai vu des erreurs coûter des mois d’attente.

Comment procéder concrètement ?

Je vous conseille d’abord de contacter votre gestionnaire de PER pour connaître les formulaires spécifiques. Vous devrez fournir un certificat médical détaillé pour l’enfant concerné. Le délai de traitement est en général de quelques semaines. Ensuite, les fonds vous seront versés sur votre compte, sans pénalité fiscale particulière (sauf pour la partie correspondant aux versements obligatoires dans certains cas).

Un dernier conseil de terrain : anticipez les justificatifs. J’ai souvent vu des parents perdre du temps à rassembler des papiers. Préparez une copie de votre avis d’imposition, le livret de famille, et tout document attestant de la charge de l’enfant.